QUI ES-TU BELLAIRE ?

Aujourd’hui, place à un jeune artiste aussi talentueux qu’enthousiaste : BELLAIRE. Nous l’avons interviewé afin d’en savoir un peu plus sur lui, sa musique, ses goûts…

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Assas Sound Code : Salut Bellaire ! Qui es-tu ?

Bellaire : Hello ! Alors moi je viens de Lille, j’ai 19 ans, et je produis du son depuis un sacré bout de temps. J’ai commencé le projet Bellaire il y a environ 7-8 mois, il me tient énormément à cœur ! C’est là où je kiffe le plus ! L’évènement qui m’a lancé, c’est la sortie du titre « Paris City Jazz », il y a environ 6 mois.

En quoi consiste ce projet précisément ?

Bellaire c’est de la house. J’ai découvert la house assez récemment, et j’ai tellement kiffé que j’ai commencé à en produire. Ça s’est fait plutôt naturellement car à l’origine j’écoutais surtout du jazz et du sample. Donc aujourd’hui je fais de la house plus jazzy, c’est mon truc à moi. À la cool.

Qu’est ce qui t’as influencé pour arriver à ce que tu es aujourd’hui, passant donc du jazz à la house ?

J’ai fais du solfège pendant une dizaine d’années, et du jazz en orchestre. Je jouais du Saxophone. Ensuite, j’ai réalisé un projet hiphop – électronique, qui est toujours en cours. Et de cela, j’ai dérivé vers une musicalité plus électronique et dansante.

Donc tu entres dans le monde musical grâce au solfège, c’est un hasard ?

Ouais, enfin j’ai une famille de musiciens ! C’était la culture de ma famille et je voulais me lancer ! Je n’avais pas d’ambition particulière, mais au fur et à mesure, j’ai commencé à composer chez moi.

Tu ne vis pour le moment pas de la musique ?

Absolument pas, je suis en fac de droit. Ça sera peut-être un projet pour l’avenir, mais pour l’instant je produis de la musique par passion.

J’imagine que tu restes très ouvert quant à tes perspectives professionnelles ?

Yes, je suis entre la musique et le droit. Je suis au stade où… je n’en sais rien. Je fais les deux sans me poser la question, mais je sais qu’un jour elle va se poser.

Je crois que tu n’as encore jamais sorti d’album. Est-ce prévu ?

Alors justement, on vient tout juste de lancer la communication ! Je sors mon premier EP très bientôt, en janvier !

Bien que ça ne soit pas – encore – ton métier, vois-tu déjà des inconvénients à cette passion ?

Pour l’instant, je n’ai que les avantages. Je n’étais au début pas habitué à la scène, puis c’est arrivé d’un coup, il y a eu des sollicitations de scènes très rapidement. Il y a donc beaucoup d’engouement, mais aussi beaucoup de stresse. Même si à chaque fois c’est un plaisir et ça se passe très bien, il y a toujours une part de stresse. J’me demande si je vais y arriver, si je suis vraiment fait pour ça.

Certains artistes ressentent un peu de solitude, ce n’est donc pas ton cas ?

Pas du tout. Le fait d’avoir gagné en notoriété est cool car je peux partager ma musique avec de plus en plus de monde. Mon quotidien change un peu car le weekend je dois m’organiser et je bouge. Mais la semaine, j’suis bien en cours ! Pour l’instant c’est donc que-du-kiff.

Concernant ta musique, quelle essence lui donnes tu ?

Je me base toujours sur des samples, je vais trouver des vieux disques de jazz ou de soule. Je cherche ensuite des mélodies qui me plaisent particulièrement, ou des bases de morceaux. Puis derrière, je fais mon truc à moi, je modifie complètement les petites parties que je trouve ! Je prends toujours des samples assez Jazz, ce qui donne un caractère particulier à mes sons, même sur mes instruments. J’essaie d’avoir mon propre style, je fais des impro moi-même au saxo et au piano. Ça me donne une grande liberté !

D’accord. As-tu déjà mixé à l’étranger ?

Non, ça ne m’est encore jamais arrivé, à cause de la fac. Ceci dit, on a bloqué une tournée en Irlande en 2018, où on a beaucoup de sollicitation.

Aimerais-tu mixer dans un pays particulier, un pays qui serait très réceptif à ta musique ?

L’Irlande ! On a remarqué, avec mon Label (AOC Records), que la population irlandaise écoute beaucoup ma musique ! On a déjà 8 demandes de dates. C’est assez hallucinant de voir que, dans un pays où l’on ne s’imagine pas que ça pourrait autant marcher, en fait les mecs sont trop chauds !

Entendu. Quelles sont tes prochaines scènes à Paris ?

En janvier je ferais une release party à Paris. C’est sûr. Mais je n’ai pas encore la date.

Que penses-tu justement de la scène parisienne en ce moment ?

A Paris, il y a des très bons clubs avec de supers programmations. En plus de ça, beaucoup de collectifs font bouger les choses. On voit de plus en plus de petits labels et petits collectifs qui commencent à faire de grosses soirées en gérant tout. C’est vraiment cool. Egalement du côté des producteurs, c’est blindé !

Ton coup de cœur musical du moment ?

Roz Ryan- Kepp shining. C’est un morceau de soul – disco, d’un tout petit label de disco. Je le joue à la fin de tous mes sets !

Ton instrument favori ?

Le saxophone, à fond !

Ton artiste préféré, mort ou vivant ?

Au niveau de la house, j’ai adoré jouer avec un mec que je trouve très talentueux : Folamour. Egalement, j’adore Saint Germain ! Concernant la soul, je dirais Curtis Mayfield. John Coltrane pour le Jazz.

Un festival où tu aimerais joué ?

Le Dekmentel Festival, à Amsterdam !

Ton B2B de rêve ?

Je dirais… (réflexion profonde) MCDE !

Pour finir, un petit mot pour les lecteurs d’Assas Sound Code ?

Chopez le vinyle en Janvier !

Tu ne connais pas Bellaire ? Retrouve le sur  Soundcloud  , Facebook et découvre le son préféré de l’équipe ! 

Clémence Ribette

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